Questões de Língua Inglesa · COSEAC UFF

Língua InglesaLíngua francesaCOSEAC UFF 2016

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Questão de Língua Inglesa

Use caneta esferográfica de corpo transparente e de ponta média com tinta azul ou preta para Após o aviso para o início da prova, você deverá permanecer no local de realização da mesma por, no mínimo, sessenta minutos. 2 Parte I: Conhecimentos Específicos Texto 1 – Referente às questões 01 a 08. Enseigner le français et la littérature: du linguistique à l’anthropologique L’anthropologie, non comme discipline constituée, mais comme champ de questionnement qui englobe le sujet et la culture dans leurs manifestations singulières et collectives, devient le substrat de tout 5enseignement de la langue et de la littérature, se substituant aux approches structurales dans l’enseignement des langues et au règne de l’approche linguistique dans la lecture méthodique en littérature. Ce postulat, qui appellerait des 10 nuances, peut se résumer à un déplacement de la question de l’objet vers le sujet, des savoirs techniques vers la culture. (...) Un détour critique par un philosophe confronté à la difficulté à exister dans une langue et une culture 15 qui ne lui étaient pas premières permet de problématiser la question avant d’en examiner les aspects historiques. Dans Le monolinguisme de l’autre, oeuvre de 1996, Derrida propose un paradoxe fondateur ou, comme il la nomme luimême, une antinomie. Il y affirme qu’on ne parle 20 jamais une seule langue mais aussi qu’on ne parle jamais qu’une seule langue. Il est légitime d’étendre cette double postulation portant sur l’usage linguistique à tout sujet lecteur de littérature puisqu’il entre dans la problématique croisée des 25 apprentissages linguistiques et culturels. La première proposition, qui peut s’entendre comme la résistance d’un monolinguisme constitutif du sujet, qui lui interdit de parler vraiment une autre langue, 30 est solidaire de la seconde, qui laisse entrevoir que le monolinguisme est, pour une part, illusoire, tant sont présents les phénomènes de subjectivation et d’appropriation individuelle dans tout usage linguistique. En ce sens, il n’est de langue que 35profondément unique et nécessairement multiple. La première conséquence de ce paradoxe est que nous sommes en présence d’une langue en deuil d’elle-même ou du moins de son unicité. C’est ce que peut postuler toute lecture littéraire, dans la 40 langue étrangère et dans la langue maternelle, en ce sens qu’elle est rencontre d’une non-identité à soi, sur les plans linguistique et culturel. L’expérience de Jacques Derrida redouble ici, en effet, celle des élèves confrontés à la lecture 45littéraire dans la langue maternelle et dans l’apprentissage de la langue étrangère, ces deux domaines institués séparément recouvrant souvent des situations très voisines marquées par des sentiments d’étrangeté et d’exotisme. Cette expérience des limites rend la langue à la fois 50 complètement irremplaçable, pour faire exister ce sentiment d’étrangeté, et toujours disponible, pour la substitution, pour la greffe, pour la rencontre de l’autre. Abdekébir Khatibi, autre homme des limites, avec qui Derrida dialogue, apporte une tentative de 55 conceptualisation avec la notion de bilangue. Elle est définie comme langue de l’aimance, qui devient le signe d’une identité plurielle et métisse, contre toutes les mythologies construites autour de la pureté des origines linguistiques. Dans cette 60 perspective, altérités linguistique et culturelle sont intimement liées et constituent l’identité du locuteur, de l’auteur ou du lecteur, au gré des situations. Patrick Demougin Texto adaptado - erudit.org/revue/rse/2007/v33/n2/017884ar.html 01 D’après l’auteur, une caractéristique importante de l’anthropologie vis-à-vis de l’enseignement de la langue se trouve dans l’alternative suivante:

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Questão de prova oficial, com o gabarito definitivo publicado pela banca. Reproduzida para fins de estudo.