Questões de Língua Inglesa · CEPERJ

Língua InglesaLíngua francesaCEPERJ 2015

SEEDUC RJ

Questão de Língua Inglesa

Mais, devenu professeur, je sus d’instinct qu’il était vain de brandir le futur sous le nez de mes plus mauvais élèves. À chaque jour suffit sa peine, et à chaque heure dans cette journée, pourvu 60 que nous y soyons pleinement, présents, ensemble. (...) Puis vint mon premier sauveur. Un professeur de français. En troisième. Qui me repéra pour ce que j’étais: un fabulateur sincère et 65 joyeusement suicidaire. Épaté, sans doute, par mon aptitude à fourbir des excuses toujours plus inventives pour mes leçons non apprises ou mes devoirs non faits, il décida de m’exonérer de dissertations pour me commander un roman. Un roman que je devais rédiger dans 70 le trimestre, à raison d’un chapitre par semaine. Sujet libre, mais prière de fournir mes livraisons sans faute d’orthographe, «histoire d’élever le niveau de la critique». (...) J’écrivis ce roman avec enthousiasme. J’en corrigeais scrupuleusement chaque mot à l’aide du dictionnaire (qui, de ce jour, ne me quitte plus), et je livrais mes 75 chapitres avec la ponctualité d’un feuilletoniste professionnel. (...) Je ne crois pas avoir fait de progrès substantiel en quoi que ce soit cette année-là, mais pour la première fois de ma scolarité, un professeur me donnait un statut : j’existais scolairement aux yeux de quelqu’un, comme un individu qui avait une ligne à suivre, et 80 qui tenait le coup dans la durée. Reconnaissance éperdue pour mon bienfaiteur, évidemment, et quoiqu’il fût assez distant, le vieux monsieur devint le confident de mes lectures secrètes. (PENNAC, Daniel. Chagrin d’école. Éditions Gallimard, 2007 Folio,)

D’après le chapeau du texte, on se rend compte que, pendant son enfance, l’auteur :

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Questão de prova oficial, com o gabarito definitivo publicado pela banca. Reproduzida para fins de estudo.