Questões de Língua Portuguesa · NCE e FUJB (UFRJ)

Língua PortuguesaInterpretação de textosNCE e FUJB (UFRJ) 2011

UFRJ

Questão de Língua Portuguesa

Avant-propos * Le masque n’est pas nécessairement ce qui cache la réalité. II est vrai que dans notre monde occidental, il est devenu – dans les représentations – un signe de dissimulation, voire de tromperie : tantôt il occulte, tantôt il simule. Il occulte, lorsqu’il nous empêche de voir ce qui permettrait d’identifier la personne masquée (le masque de Zorro). Il simule, lorsqu’il nous donne à voir un visage autre que celui qui est caché, une apparence que nous devrions tenir pour vraie (le masque de la Vertu). Autrement dit, un jeu d’être et de paraître […]. Mais le masque, c’est aussi, dans d’autres traditions, ce qui définit l’être dans sa pérennité, dans son immuable essence. Il est symbole d’identification, au point que s’y confondent en lui l’être et le paraître, la personne et le personnage comme dans le théâtre grec. II n’y a plus ici opposition entre le vrai et le faux, l’authentique et l’artifice, le vécu et le joué. Il n’y a plus qu’un seul être figé dans un moment de vérité en faisant se rejoindre la contingence d’ici-bas et l’immuabilité d’une nature. Concurso Público UFRJ On peut conjuguer ces deux traditions dans une des hypothèses que nous offrent les sciences du langage: le sens qui naît de tout acte de langage étant le résultat de la rencontre entre un sujet qui énonce et un sujet qui interprète, chacun en fonction de ce qu’il imagine de l’autre, on peut dire que l’identité de ces sujets n’est jamais que l’image coconstruite qui résulte de cette rencontre. Ainsi, chacun n’est pour l’autre qu’une image. Non point une image fausse, une image d’apparence trompeuse, mais une image qui est l’être lui-même dans sa vérité de l’échange. Dès lors, le masque serait notre être-là; il ne dissimulerait pas, il nous désignerait comme étant notre identité vis-à-vis de l’autre. Cependant, plusieurs masques sont possibles, et donc plusieurs identités sont possibles : changeons la situation d’échange, nous changeons les masques. Aussi, le sachant, on peut jouer avec les masques, et l’autre, qui le sait également, entrera dans le jeu. Ôtons le masque, et qu’estce qu’on trouve derrière ... ? Un autre masque, et puis un autre, et encore un autre. Le masque est ce qui constitue notre identité vis-àvis de l’autre. En d’autres termes, dans ce qui est dit, il y a toujours ce qui est dit et ce qui n’est pas dit, un non-dit qui pourtant se dit aussi. Le discours politique est ce lieu par excellence d’un jeu de masques. Toute parole prononcée dans le champ politique doit être prise à la fois pour ce qu’elle dit et pour ce qu’elle ne dit pas. Elle ne doit jamais être prise au pied de la lettre, dans une naïve transparence, mais comme résultat d’une stratégie dont l’énonciateur n’est pas toujours le maître. […] * Trata-se do início da apresentação do livro de Patrick Charaudeau : Le discours politique ; les masques du pouvoir. Paris : Vuibert, 2005. p. 5.

A informação que está de acordo com o sentido do terceiro parágrafo é:

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